En bref…
Mix-Cité est une associa- tion loi 1901 créée à Paris en 1997. Association fémi- niste, mixte, antisexiste et internationaliste, elle exi- ste aussi à Toulouse, Orlé- ans, Lille et Nantes. Créée à Rennes en novembre 2002, Mix-Cité revendique une réelle égalité entre hommes et femmes.

Santé, sexualité

Publié le 21 août 2007
par Lydie

Plan détaillé d’un topo sur le sujet "Femmes et VIH" présenté en janvier 2006 :

Le rôle des femmes s’est révélé important dans la lutte contre le SIDA. Pourtant, au cours de l’histoire de l’épidémie les femmes n’ont pas été regardées comme des personnes exposées à l’épidémie…alors qu’aujourd’hui la protection des femmes face à la contamination par le VIH et les soins à apporter aux femmes séropositives sont des enjeux majeurs de santé publique.

Données chiffrées

- dans le monde : plus de femmes que d’hommes touchées
- 40% des nouvelles contaminations en France concernent des femmes . 39,4 millions de personnes sont porteuses du virus dans le monde en 2004 dont : · 37,2 millions d’adultes · 17,6 millions de femmes · 2,2 millions de moins de 15 ans · 25,4 millions en Afrique subsaharienne (dont 13,3 millions de femmes) · 8,2 millions en Asie et Pacifique (dont 2,3 millions de femmes)

Þ Particularité des femmes migrantes

Sur les 6000 nouveaux diagnostics à VIH en 2004, 51.4 % des diagnostics par nationalités identifiées concernent les populations étrangères (données INVS au 30 septembre 2004). 42.58 % sont des femmes, dont la moitié d’Afrique Subsaharienne. Par ailleurs, d’après le dernier rapport Delfraissy (2004), 50 % des nouveaux patients suivis à l’hôpital pour le VIH sont étrangers.

UN DOUBLE HANDICAP

La situation des personnes migrantes confrontées au VIH/sida est une préoccupation majeure de l’association AIDES. En effet les personnes migrantes vivant avec le VIH/sida représentent près d’un tiers des personnes séropositives rencontrées à AIDES (“ AIDES & Toi ” / Enquête une semaine donnée de 2004).

Avec l’ouverture des Etats Généraux Migrant-e-s en novembre 2005 et la présence de cinq personnes de Rennes à cet événement, nous avons pu entendre leur double difficulté : celle liée à leur statut d’exilé-e et celle liée à leur pathologie. Craintes, incompréhensions, sexismesexismeLe sexisme est une forme de discrimination qui impose un rapport hierarchique entre les deux sexes: c'est le fait de penser qu'un sexe est supérieur à un autre. Ce rapport hierarchique se fait généralement au détriment des femmes, en instaurant une domination masculine. Arme du patriarcat, le sexisme est présent dans toutes les sphères de la société.
Aujourd'hui les discriminations sexistes sont illégales dans la plupart des pays occidentaux mais elles continuent à perdurer quotidiennement.
et racisme alourdissent les difficultés quotidiennes :

 rupture de la confidentialité à l’hôpital, dans les services de l’emploi ou préfectoraux : la levée du secret entraîne le rejet dans la famille, au sein du groupe, dans la société

 difficulté d’accès aux droits : logement, regroupement familial, couverture maladie universelle, aide médicale d’Etat, droit au séjour

 manque d’écoute et de disponibilité des personnels soignants

 difficultés à dire sa séropositivité : à son partenaire, ses enfants, sa famille, dans sa communauté, dans son pays d’origine… ces difficultés sont plus fortes pour une femme car elle peut être fortement suspectée d’infidélité voire de prostitution.

Þ Et les lesbiennes et les femmes ayant des relations avec les femmes ?

Les vulnérabilités des femmes face au SIDA

Les femmes ont entre 3 à 8 fois plus de risques que les hommes d’être contaminées par le virus du SIDA lors d’un rapport sexuel non protégé, pour des raisons biologiques, mais aussi, socio-économiques, culturelles.

Þ La fragilité biologique des femmes face au SIDA

- Le sperme contient plus de virus que les sécrétions vaginales et il peut rester plusieurs jours dans les organes génitaux de le femme.
- Les microbes passent dans l’organisme par les muqueuses. Or, la surface des muqueuses chez les femmes est plus importante que celle des hommes : en effet c’est tout l’intérieur du vagin qui est une porte d’entrée pour les microbes, virus, IST.
- De plus ces muqueuses sont fragilisées : * au moment des règles * par l’immaturité du col de l’utérus chez les jeunes femmes (avant 20 ans) * après un accouchement * à la ménopause * par la présence d’IST * lorsqu’il y a des blessures et des irritations dans le vagin ou à l’intérieur de l’anus : les plaies favorisent l’entrée des microbes, des virus

Þ Les fragilités socio-économiques et culturelles

Les situations de d’accès insuffisant à l’éducation, de précarité, de pauvreté, de violences spécifiques aux femmes augmentent les risques de contamination :
- méconnaissance des femmes de leur corps, des moyens de prévention
- impossibilité économique de se procurer des moyens de prévention
- grandes difficultés à imposer le préservatif masculin ou autres moyens de prévention lors des rapports sexuels dans un contexte de machisme et de patriarcatpatriarcat

Les défis de l’autonomie des femmes dans leur protection

Þ L’information

Pour se protéger, encore faut-il avoir accès à l’information

ÞLe préservatif féminin ou fémidon

Þ Les microbicides


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Femmes et VIH janvier 2006
Femmes et VIH
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